Procès Péchier : "les assassins médicaux continuent tant qu'on les arrête pas" explique l'avocate générale - ICI

France Bleu - 10/11
Frédéric Péchier interrogé pour la 11ème fois n'admet pas l'existence d'empoisonnements pour Edith Bongain et Odile Lacheray. Durant quatre heures, une nouvelle fois, l'accusé a contesté point par point tout ce qui lui était reproché quitte parfois à brandir des arguments farfelus.

Dixième semaine de procès, 41ème jour d'audience, 11ème interrogatoire pour Frédéric Péchier qui a passé ce lundi 10 novembre un peu plus de quatre heures à contester point par point tout ce qui lui était reproché concernant les patientes Edith Bongain, décédée en mars 2015 des suites d'un arrêt cardiaque, et Odile Lacheray, réanimée après avoir subi des troubles cardiaques en janvier 2015 à la clinique Saint-Vincent de Besançon.

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F. Péchier conteste les conclusions pourtant unanimes des experts

Dans les deux cas, les deux collèges d'experts concluent à une intoxication aux produits cardio-toxiques. En langage judiciaire, on peut donc parler d'empoisonnements mais pour Frédéric Péchier, ce n'en sont pas. Pour Edith Bongain, de la mépivacaine (un anesthésique local)  a été retrouvée dans son corps après exhumation alors que ce produit n'a pas été utilisé lors de l'intervention. "C'est vrai" reconnaît Péchier "mais ça peut-être une erreur médicale ou un hasard". Pour Odile Lacheray, les experts parlent d'une intoxication en deux temps et précisent même qu'il y a une forte probabilité que le produit ait été administré via une poche. Mais là aussi, Frédéric Péchier conteste les conclusions des experts, pour lui c'est un Tako Tsubo, le syndrome du stress. Et de toutes les façons, pour Odile Lacheray il n'était pas là, ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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