La souveraineté numérique à la cote. Encore principalement dans les discours des décideurs, y compris politiques. En juillet, un rapport du Sénat soulignait ainsi les occasions manquées de l’État dans ce domaine.
La Cour des comptes s’est à son tour penchée sur cet enjeu majeur pour les systèmes d’information de l’État français.
Et dès le préambule du rapport, les magistrats estiment qu’en matière de souveraineté, l’ambition reste “insatisfaite”.
La responsabilité n’en revient pas nécessairement - et seulement - aux responsables politiques. Pour les auteurs, deux facteurs au moins freinent les ambitions affichées. Premièrement, les SI sont marqués par “la position prééminente des entreprises américaines.”
Mais pour agir, l’État doit en outre composer avec la législation applicable. Or, l’environnement européen encadre la “latitude dont la France dispose en la matière”, souligne le rapport. Un facteur supplémentaire pourrait s’inviter dans l’équation de l’autonomie numérique.
“Même si le coût de la souveraineté numérique est resté jusqu’ici modéré pour l’État, une tension se fait jour entre les enjeux de souveraineté et de performance des administrations”, pointent les auteurs dès la synthèse préliminaire.
Autre précision nécessaire : la souvera...
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