Ce qui a vraiment décimé l’armée de Napoléon : de nouvelles pistes scientifiques

National Geographic - 01/11
Une nouvelle analyse génétique de dents provenant d’une fosse commune en Lituanie révèle les maladies cachées qui ont frappé les soldats de l’empereur français en 1812.

Alors que Napoléon Bonaparte rentrait de sa désastreuse Campagne de Russie en 1812, son armée perdit des dizaines de milliers d’hommes, pour la plupart conscrits de force, victimes d’un mélange fatal de froid extrême, d’épuisement, de famine et de maladies.

D’après les récits de l’époque, les principales maladies responsables de ces décès auraient été la « fièvre des camps » (aujourd’hui connue sous le nom de typhus exanthématique) et la « fièvre des tranchées ». Pourtant, lorsque des chercheurs ont récemment analysé l’ADN ancien de treize dents prélevées sur différents soldats enterrés dans une fosse commune à Vilnius, en Lituanie, quelle ne fut pas leur surprise de ne trouver aucune trace de ces deux fléaux.

Au lieu de quoi, ils ont découvert des fragments d’ADN appartenant à deux autres bactéries, suggérant que l’armée napoléonienne fut assiégée, lors de sa retraite, par davantage de pathogènes qu’on ne le pensait. Les résultats ont été publ...
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