Il y a tout pile neuf jours, (l’entretien ayant été réalisé le 24 octobre), Benjamin Védrines (33 ans) était encore perché à précisément 7 468 mètres d’altitude. Le regard qui oscille entre le Kanchenjunga d’un côté, l’Everest de l’autre, et dix petites minutes, seulement, pour contempler le fruit d’un projet initié il y a maintenant trois ans. Avec son fidèle acolyte et ami dans la vie, Nicolas Jean, ils viennent d’en finir avec le Jannu Est, par sa face nord, d’une difficulté extrême, qu’aucun alpiniste n’était jusque-là parvenu à dompter. De retour en France, chez lui à Briançon, trois heures plus tôt, Benjamin Védrines a pris le temps de raconter à Ouest-France les coulisses de son aventure. ...
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