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Ce que le procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron dit des mécaniques transphobes - INTERVIEW
Aïda Djoupa - Huffpost FR -
28/10
Derrière les justifications des prévenus accusés du cyberharcèlement de Brigitte Macron, Elie Hervé, journaliste ayant écrit l’essai « Transphobia », pointe la déshumanisation et la stigmatisation des femmes trans. Interview.
MAGALI COHEN / Hans Lucas via AFP
« C’est toujours le même schéma : on utilise un archétype qui pointe un autre comme étant étrange, bizarre, effrayant. Ce n’est pas de l’humour de se moquer, rabaisser, présenter comme un danger, c’est discriminer », souligne Elie Hervé.
TRANSPHOBIE - Ils affirment qu’ils faisaient ça pour « l’humour » ou pour « informer ». Ce lundi 27 octobre s’est ouvert le procès de dix personnes accusées du cyberharcèlement de Brigitte Macron pour des tweets relayant de fausses théories sur son genre, son anatomie ou sa sexualité.
Des propos dont la première dame a exprimé qu’ils avaient eu un retentissement lourd sur elle et son entourage, que les prévenus, au procès, justifient en invoquant leur droit à la satire, à la critique des puissants, à des tentatives de blagues « lourdes ». Face à eux, le procureur de la République a requis des peines de 3 à 12 mois de prison avec sursis contre neuf des dix prévenus.
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Cyberharcèleme... [Courte citation de 8% de l'article original]
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