La Russie recrute des saboteurs à travers l'Europe via Telegram en surveillant les chaînes pro-Kremlin afin d'identifier des "agents de bas niveau" potentiels et en leur proposant de mener des actions de sabotage, d'espionnage ou de propagande en échange d'une rémunération modique, a averti Martin Jäger, chef des services de renseignement étrangers (BND), lors de l'audition publique annuelle des chefs des services secrets au Bundestag.
Il s'agit par exemple de photographier des infrastructures critiques ou militaires, d'incendier des bâtiments ou de faire des graffitis provocateurs.
L'Europe traverse une période de "paix glaciale" qui "pourrait à tout moment se transformer en confrontation ouverte", a-t-il souligné. "Nous devons nous préparer à de nouvelles aggravations de la situation".
Le député vert Konstantin von Notz a fait écho à cette préoccupation. "Les menaces que représentent aujourd'hui l'espionnage et le sabotage de la part des États autoritaires sont depuis longtemps devenues un problème de sécurité très grave", a déclaré von Notz.
Il a exhorté le gouvernement à "enfin prendre au sérieux les évaluations des services de renseignement" et à répondre aux dangers croissants "par une action déterminée dans le respect de l'État de droit".
Depuis son invasion à grande échelle de l'Ukraine, la Russie a intensifié sa guerre hybride contre l'Occident : coupure de câbles sous-marins dans la mer Baltique, survols de drones, colis piégés et autres actes d'espion...
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