Vélo dans le métro = éléphant dans un magasin de porcelaine. La RATP le proscrit (même punition, même motif pour les bus, tramways et funiculaire de Montmartre). Cycliste amateur résidant à Argenteuil (Val-d'Oise), Dany Maffeïs a quand même tenté le coup, avec succès.
Look carbone caché dans la housse, il a emprunté la ligne 13 entre Saint-Lazare et Montparnasse Bienvenüe. C'était en plein jour, pour les besoins de l'excellent documentaire de La Bordure, Dans Paris, consacré à la dernière course cycliste disputée dans la capitale. Dany a enfreint toutes les règles, passé le portique avec son encombrant bagage, pris l'escalator, sans se faire gauler.
« Bah, les gens se trimballent dans les couloirs avec tout un tas de trucs. Ça aurait aussi bien pu être un piano, une basse. C'est passé sans encombre, ça aurait pu casser. » Joueur, le cycliste a réessayé, un peu plus tard, sans la housse cette fois. « Les contrôleurs m'ont direct refoulé au portique. Bon. J'ai battu en retraite et rejoint ma destination à vélo. »
La RATP avance des « raisons évidentes de place disponible » et de sécurité, des risques d'entrave à la circulation des passagers lors de l'ouverture et la fermeture des portes. Pas si "évidentes" aux yeux de Gilles Laurent, responsable des mobilités douces à la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut).
Il est l'auteur « à 80 % » d'un Livre blanc sur l'accessibilité des vélos dans les transports, un état des lieux impulsé par Mon vélo dans le train, un collectif de douze associations. « Interdire le vélo dans le métro, voilà un tropisme bien français. À Madrid, aucun souci, on peut prendre le métro avec son vélo. À Berlin, idem. »
Petite concession aux cyclistes : la ligne 1 leur est ouverte les dima...
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