20 °C, un soleil agréable : c'est l'été indien en ce début octobre au port de Kernevel, à côté de Lorient, pour le plus grand plaisir des locaux. Pas forcément celui de Mathieu Blanchard.
L'ultra-traileur, qui s'est lancé le défi de participer à la Transat Café L'Or avec le skipper néo-zélandais Conrad Colman, 21e du dernier Vendée Globe, espérait des conditions plus musclées pour sa dernière semaine d'entraînement. « Avec ces conditions tranquilles, je ne peux pas vraiment habituer mon corps à la mer agitée qu'on va rencontrer dans la Manche et dans le golfe de Gascogne », s'inquiète-t-il avant la navigation du jour, plusieurs heures en mer à enchaîner des manoeuvres.
« Le mal de mer sur Imoca est extrême. Là, ça m'a scié les jambes »
Mathieu Blanchard, après les premières sorties en Imoca
Comment passe-t-on des sentiers à la mer ? Jusqu'à l'an dernier, il n'avait jamais mis les pieds sur un bateau de course. Il s'est découvert une passion en arpentant le village départ du Vendée Globe : « Le monde de la voile me fascine. Traverser un océan comme ça... Je trouve incroyable qu'on puisse faire le tour du monde en solitaire. Ça m'a donné envie de tenter l'aventure. » Quelques visios avec Colman pendant le Vendée Globe plus tard, l'affaire était lancée : cap sur la Transat Café L'Or, en...
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