Autrefois, c'était un achat de privilégié. On connaissait un membre du staff d'une équipe pro, avec lequel il y avait moyen de s'arranger. Ce soigneur ou ce mécanicien avait « prélevé » en douce un vélo au service course, à la faveur de la mi-octobre, la période de suractivité dans les ateliers, quand le matériel rentre et sort sans contrôle excessif.
Il le refourguait à la sauvette, contre une somme en liquide, à un prix défiant toute concurrence. Ce vélo « tombé du camion » comblait son propriétaire tout fier devant les copains lors de la sortie dominicale à 25 km/h, et garantissait un treizième mois à son revendeur. Voire un quatorzième ou un quinzième, si le gars savait y faire, si la direction pas trop tatillonne fermait complaisamment les yeux.
Cette période de transactions confidentielles un peu hors des clous est révolue : aujourd'hui, plus besoin d'avoir son réseau pour s'offrir un vélo sur lequel a roulé un coureur pro.
Les équipes en ont fait un commerce tout ce qu'il a de plus légal, et se payer un Look de Cofidis, un Van Rysel de Decathlon Ag2r-La Mondiale ou un Cannondale de Préférence Home Saint-Michel Auber 93 est possible. S'il n'y en a pas pour tout le monde, le stock est important cet automne (250 pièces chez Decathlon-Ag2r, un peu moins de 80 chez Cofidis).
Il suffit de se connecter sur le site des équipes, remplir le formulaire en ligne, indiquer ses cotes, et récupérer le « colis » directement au siège de la formation. Paiement par carte bancaire ou virement, et remise de facture. TVA, traçabilité. De loin le mode d'achat le plus sécurisé. Il vaut mieux se méfier des annonces douteuses en ligne promettant une expédition au domicile - en 2025, TotalEnergies et Visma-Lease a bike ont été victimes de vols en marge des compétitions, ...
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