La photothérapie par LED est à la mode... mais est-elle efficace ?

National Geographic - 15/10
Quelles vérités scientifiques se cachent derrière ces traitements extraordinairement populaires, désormais disponibles pour les particuliers… à des prix élevés.

La thérapie par lumière rouge fut testée pour la première fois au milieu des années 1960 par un médecin hongrois, Endre Mester, qui braqua un laser de basse intensité sur la peau rasée d’une souris. Bien qu’il fût alors en train d’étudier les effets du laser sur la croissance des tumeurs, il constata un effet secondaire inattendu : la lumière rouge semblait stimuler la croissance des poils et, dans des études menées ultérieurement, favoriser la guérison des lésions.

Soixante ans plus tard, cette découverte accidentelle s’est fait une place sur le marché en plein essor des procédures cliniques et des appareils domestiques utilisant des diodes électroluminescentes (LED). 

Également possible avec des lasers froids, la photothérapie « de faible intensité » ou « de faible puissance » nécessite un certain niveau d’énergie (mesuré en milliwatts par centimètre) pour être efficace, le tout sans la chaleur préjudiciable des lumières plus puissantes. Des masques pour le visage ou pour le corps entier aux baguettes portables, les produits de thérapie par lumière de faible intensité promettent toutes sortes de bienfaits anti-âge, rajeunissants et cicatrisants.

« Il y a beaucoup de battage dans ce secteur », explique Daniel Barolet, chercheur et clinicien spécialisé en thérapie dermatologique au laser et maître de conférences à l’Université McGill.

Mais ces appareil...
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