Depuis plus de cinquante ans, Matthieu Ricard saisit la beauté du monde à l'aide de son appareil photo. À l'heure où il expose, à Paris* et au Festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der (Haute-Marne), les clichés qu'il a réalisés, il publie un bel ouvrage** rassemblant près d'une centaine de ces images, aux éditions Allary.
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Pour Le Point, il se livre à l'exercice du long entretien. L'occasion de revenir sur l'origine de sa vocation d'artiste, mais aussi sur les liens qui unissent sa pratique photographique et la philosophie bouddhiste.
À LIRE AUSSI Matthieu Ricard, homme de mémoiresLe Point : Vos parents étaient amis avec Henri Cartier-Bresson. Vous avez très tôt rencontré le cofondateur de l'agence Magnum. Est-ce lui qui vous a transmis le goût de la photo ?
Matthieu Ricard : Pas vraiment. Henri a évidemment beaucoup compté dans mon parcours. C'était une personnalité haute en couleur, pour ne pas dire iconoclaste. J'ai de grands souvenirs de conversations avec lui. Et j'aurais beaucoup d'anecdotes à raconter sur lui. Mais ...
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