Meurtres sordides, énigmes judiciaires, récits sanglants : les faits divers captivent et poussent le grand public à suivre avec ferveur chaque rebondissement des grandes affaires criminelles. Comment expliquer ce phénomène entre curiosité de l’interdit, besoin de catharsis et emballement médiatique ? Cet intérêt collectif est-il le miroir de nos angoisses ? Une psychologue-criminologue décrypte le sujet. 

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Du cold case de l'affaire Grégory, à l'énigme Dupont de Ligonnès, puis les affaires Ranucci, Daval, Romand, Fourniret, Dominici, au procès de Cédric Jubillar aujourd'hui..., les Français restent suspendus aux récits des crimes qui font la Une.

Autant d'affaires criminelles qui ont passionné et passionnent encore le grand public. En témoignent les émissionsémissions et les podcasts, toujours plus nombreux, sur le sujet. Cette attraction pour les faits divers sanglants, loin d'être nouvelle, soulève des questions sur notre psychologie collective.

Mais pourquoi une telle fascination ? Éclairage avec Fleur Infante, psychologue-criminologue au CHU de Brest.

Qu'est-ce qui nourrit notre intérêt pour le crime ?

Au terme de « fascination », Fleur Infante, psychologue criminologue au CHU de Brest, préfère celui « d'intérêt ». « Étymologiquement, la fascination est un envoûtement », nous exp...
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