Les meilleurs moments de la fashion week de Paris

Edson Pannier - LePoint - 08/10
LES COULISSES DE LA FASHION WEEK. À Paris, les collections féminines printemps-été 2026 ont tenu toutes leurs promesses. Florilège des meilleurs moments de la semaine.

La voilà derrière nous, cette Fashion Week de Paris que d'aucuns annonçaient comme celle de la décennie. Historique, elle l'était à n'en pas douter – aboutissement d'un mercato exceptionnel qui a agité la mode des mois durant, insufflant un vent de fraîcheur sur les grandes maisons, de Chanel à Balenciaga en passant par Dior.

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Chacun a répondu présent, dessinant une vision de la mode qui salue le passé avant de s'en affranchir pour imaginer des lendemains qui chantent. Dans un contexte international de crise, dominé par la morosité, la mode a choisi la lumière : un été d'audace, de liberté et de créativité retrouvée. Vivement l'été prochain.

Une promenade avec Matthieu Blazy chez Chanel

© DR
Et si on partait avec Matthieu Blazy pour une promenade chez Chanel. Une balade « sérieuse », plaisantait-il en backstage. Voici donc une Nouvelle Allure pour Chanel, loin, très loin des clichés à la Paul Morand et pourtant si proche de l'intention de liberté de Coco. Matthieu Blazy a exploré le souvenir de Gabrielle amoureuse, piquant la chemise Charvet de Boy Capel, remarquant l'élégance effilochée du duc de Westminster, s'emparant des premiers tweeds avant que cela ne devienne un gimmick… « Le premier jour, j'ai coupé ma propre veste, et tout d'un coup de nouveaux volumes intéressants sont apparus : c'était une première piste », confie-t-il encore pour commenter les premiers passages, forts de ce dialogue entre masculin et féminin initié par Gabrielle. Mais s'il connaît les mots de Chanel, s'il s'en empare, c'est pour créer un nouveau phrasé, avec sa propre grammaire stylistique, sans s'encombrer des fantômes et des figures imposées. Cette nouvelle incarnation de la modernité se lit autant dans les tenues de jour que dans les robes : la fluidité induit la ligne, la liberté de mouvement irrigue le propos – comme ces jupes fendues faites pour marcher –, la joie de s'habiller est retrouvée : la dernière robe – « surnommée Pina Colada par l'atelier » – avec ses fleurs, le mouvement que lui a donné la top-modèle Awwar sont déjà iconiques.
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Ghostbuster Dior

© DR
Jonathan Anderson a un certain sens de l'humour et de l'ironie – d'où ce court-métrage d'Adam Curtis, Do you dare enter the house of Dior ?, patchwork d'archives de la m...
[Courte citation de 8% de l'article original]
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