Pour le directeur de l'association Hotelleriesuisse, Christian Hürlimann, Booking.com est à la fois «une bénédiction et une malédiction». Dans un entretien à AWP, le patron de la faîtière concède que les petits établissements n'ont guère d'autre alternative pour s'assurer une petite place sur un marché très concurrentiel.
Les commissions réclamées par le groupe néerlandais constituent le pomme de discorde. Lors de son entrée sur le marché suisse, la plateforme ponctionnait 2% du montant des réservations, «ce qui était très attrayant pour les hôtels», considère M. Hürlimann. En 2008, la part exigée par Booking.com atteignaient déjà 8%. «Aujourd'hui, les commissions sont comprises entre 12 et 18%, voire 30% avec les prestations supplémentaires.»
Le directeur de l'association chiffre à 150 millions de francs les redevances payées par le secteur, dont les trois quarts vont à Booking.com.
La fin de la clause de parité a détéri...
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