Au début des années 1980, le loup avait obtenu en Europe le statut d’espèce « strictement protégée ». Les États étant dès lors contraints d’assurer sa conservation. Mais 40 ans et un certain nombre d’attaques de troupeaux plus tard, le vent a commencé à tourner pour le prédateur, jusqu’à ce que la France choisisse aujourd’hui de faciliter les conditions d’abattage. La décision est-elle strictement politique ou plutôt fondée sur la science ? Voici ce qui pourrait vous permettre de vous faire une idée.
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L'annonce était attendue des éleveurs. Redoutée par les associations de protection de la faune sauvage. Elle est intervenue le 23 septembre 2025. La coordination du Plan national d'actions sur le loup a décidé d'« une simplification significative des conditions de tirs de défense pour protéger les élevages avec la suppression du régime d'autorisations dérogatoires au profit d'un système déclaratif ».
Avant de nous poser la question du bien-fondé de la décision, précisons-en les termes, en rappelant d'abord que l'histoire a commencé il y a presque deux ans. La légende raconte que tout est parti de la mort de Dolly, le poney de... Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Une mort attribuée à une attaque de loup ! Alors que l'Europe avait rejeté la proposition un an plus tôt pour « manque de fondement scientifique », la Commission a reformulé la demande de dégrader la protection du loup.
Poussé dans ce sens par la France, notamment, le Parlement européen a finalement confirmé le reclassement de l'espèce en mai de cette année de « strictement protégée » à « protégée ». Le tout permettant aux États d'envisager des abattages plus nombreux.
Jusqu'ici, un éleveur devait obtenir une autorisation de sa préfecture avant de tuer un loup responsable d'attaques sur son troupeau. Il ne pouvait y prétendre que s'il avait mis en place par ailleurs les mesures de prote...
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