La crise climatique s'aggrave et pose nombre de défis environnementaux, sociaux et économiques, conduisant aujourd'hui 26% des Français à placer l'environnement en tête de leurs préoccupations. Alors que nos manières de consommer évoluent, la crise sanitaire semble avoir accentué le phénomène, venant développer la fibre du minimalisme et de la sobriété chez de nombreux concitoyens. Désormais, il convient de consommer moins, mieux et local. Une reconfiguration des pratiques, à laquelle la période des fêtes de fin d'année, qui connaît toujours des pics de consommation, n'a pas échappé. Mais ces résolutions sont-elles à la portée de tous?
Anne de Rugy enseigne la sociologie à l'université Paris-Est-Créteil et a soutenu une thèse sur les déclassements choisis et les réaménagements de consommation qu'ils impliquent. Pour elle, la volonté de repenser son mode de vie concerne davantage les classes moyennes et les classes moyennes supérieures. Avec une motivation qui n'est pas exclusivement écologique: «Souvent, ces profils cherchent avant tout à améliorer leur quotidien et avoir accès à des modes de vie plus qualitatifs, plus en phase avec leurs b...
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