Peut-on arrêter le « progrès » ou tout du moins le mettre sur pause le temps de réfléchir à ses apports réels ? Dans une étude de prospective, l’Arcep, le gendarme des télécoms, fait un pas de côté et s’interroge sur nos usages pour penser au mieux les réseaux télécoms de demain. Si le numérique introduit des cas d’usage innovants dont nous aurions du mal à nous passer, il fait aussi peser des risques sur notre santé mentale, notre vie privée et même nos démocraties.
Alors que le cycle de renouvellement des technologies ne fait que s’accélérer, allons-nous vers un numérique choisi ou subi ? Au-delà des enjeux environnementaux, cette course effrénée vers toujours plus performances, se pose la question de l’acceptabilité voire de la désirabilité de ces technologies auprès des premiers intéressés : les utilisateurs.
L’étude rappelle que le déploiement de la fibre optique est d’abord le fait du politique. Les gouvernements successifs ont souhaité généraliser le très haut débit sur tout le territoire pour lutter contre la fracture numérique et numériser l’économie. Si l’ambition est noble, la fermeture programmée du réseau cuivre d'ici 2030 contraint certains consommateurs, pourtant attachés à l’ADSL et à la téléphonie fixe traditionnelle, à migrer vers la fibre.
Le lancement de la 5G est encore plus emblématique. En 2019, « pour la première fois, des voix citoyennes se sont fait entendre pour questionner, voire s’opposer à ce...
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