Colibri « fucké »

Jean-Christophe Réhel - Le Devoir - 27/09
Si j’ai accroché autant d’abreuvoirs partout, c’est peut-être pour me convaincre que la vie peut être douce.

J’ai une nouvelle passion pour les colibris. C’est venu tout doucement, un matin de juillet, quand j’en ai vu un s’arrêter dans les airs devant moi, immobile comme un petit drone. Depuis, je suis accro. J’ai acheté plusieurs abreuvoirs, comme si j’ouvrais un petit restaurant en plein air. Chaque semaine, je prépare leur repas : quatre parts d’eau pour une part de sucre. Je verse le tout dans une casserole et je chauffe doucement, en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que le sucre disparaisse dans l’eau. Ensuite, je laisse refroidir le mélange avant de le mettre dehors. Ce qui reste, j...
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