Devrait-on limiter le nombre de croisières sur le Saint-Laurent?

Annabelle Caillou - Le Devoir - 26/09
Entre consommation énergétique colossale, émissions de GES et surtourisme, l’industrie est critiquée depuis des années.

La saison des croisières bat son plein au Québec : d’ici novembre, environ 250 000 passagers auront sillonné le fleuve Saint-Laurent, de Québec à Montréal, en passant par Saguenay. Si l’industrie génère des retombées économiques non négligeables, elle suscite aussi des critiques en raison de sa lourde empreinte environnementale et de son impact sur les communautés riveraines. Premier article d’une série de deux.

« On est loin de ce qu’il se passe en Europe, mais il ne faudrait pas rajouter trop de bateaux sur le Saint-Laurent », prévient Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec.

Depuis des années, les croisières sont pointées du doigt pour leur consommation énergétique colossale et leurs fortes émissions de gaz à effet de serre (GES). Utilisant du mazout lourd, les navires émettent d’importantes quantités de CO2, même à quai. D’une étude à l’autre, les estimations varient, mais le constat reste le même : les émissions des croisi...
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