Arslan décrit comment il a été violé à cinq reprises en prison, David évoque ses cris sous la torture que "personne" n'entendait, Emir sa terreur de vivre la mort lente de détenus séropositifs privés de traitement. Leurs témoignages rares, authentifiés par des documents officiels et des informations concordantes fournies par des associations, montrent l'envers d'un décor.
Celui d'un pays d'Asie centrale qui fait parler davantage pour les excentricités de Gourbangouly Berdymoukhamedov, un ex-dentiste devenu autocrate qui écrit des poèmes sur son cheval. Ou, plus récemment, pour la chasse aux fumeurs lancée par son héritier, Serdar, qui entend "éradiquer le tabagisme" d'ici fin 2025.
Doté des cinquièmes réserves mondiales de gaz naturel, le Turkménistan, une ex-république soviétique dirigée depuis deux décennies par les Berdymoukhamedov, ne tolère aucun média indépendant ni ONG.
Des organisations de défense des droits humains, comme Amnesty et Human Rights Watch, affirment que les opposants et les personnes LGBT+ y sont persécutés impitoyablement, en toute opacité.
Les autorités turkmènes ne réagissent pas à ces accusations, hormis lors de réunions à l'ONU. En 2024, elles ont assuré que "toutes les discriminations" faisaient l'objet de poursuites judiciaires et que la pénalisation des relations homosexuelles s'expliquait par ...
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