La puissance fertile de l’onirisme

Sophie Pouliot - Le Devoir - 13/09
Marie Brassard reprend son tout premier spectacle solo, « Jimmy, créature de rêve », 25 ans après sa création.

La dernière fois que la journaliste qui signe ces lignes s’est assise avec Marie Brassard afin de parler de Jimmy, créature de rêve pour Le Devoir, c’était en 2001. Le spectacle, dont une première mouture, plus courte, avait été élaborée l’année précédente à l’Espace libre, faisait partie de la programmation du FTA, alors le Festival de théâtre des Amériques. Le quart de siècle écoulé semble n’avoir aucunement ébranlé, chez cette créatrice récompensée depuis du prestigieux prix Siminovitch pour la rigueur et l’unicité de sa démarche, sa foi en l’art ainsi qu’en l’humain, dont elle croit aux « qualités fondamentales ».

C’est pourquoi, récusant le cynisme, la comédienne, autrice et metteuse en scène privilégie la lucidité, qui, elle, n’est pas incompatible avec l’espoir, pour ne pas dire avec le rêve, notion au...
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