Baïkonour, symbole menacé de la gloire soviétique

Emma Collet - Le Devoir - 13/09
Qu’arrivera-t-il à ce fleuron de la course aux étoiles menée par l’URSS pendant la guerre froide?

Les répliques des fusées Soyouz, Proton et Zenit plantées à l’entrée du cosmodrome de Baïkonour sont bien la preuve que l’emplacement de ce port spatial n’a plus rien de secret. Au milieu de l’interminable steppe aride du Kazakhstan, au sud de ce pays d’Asie centrale, quelques touristes viennent parfois se prendre en photo devant ce petit mémorial, avant de rebrousser chemin.

C’était pourtant dans le plus grand secret que les Soviétiques avaient commencé la construction de ce cosmodrome, en 1955, aux prémices de la guerre froide contre les États-Unis. À tel point que Washington n’a découvert l’existence de Baïkonour que deux ans plus tard, lors du lancement du premier satellite artificiel, Spoutnik-1, et trouvé son emplacement quelques mois plus tard.

En guise de base arrière de ce cosmodrome de près de 7000 kilomètres carrés dans le désert kazakh, la petite ville fermée homonyme de Baïkonour hébergeait des milliers de militaires, alors chargés de poser les premières bases du programme spatial russe, dans des conditions climatiques extrêmes : un froid glacial l’hiver et une chaleur étouffante l’été.

« La ville de Baïkonour, dont le nom changeait ...
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