On est en train d’assister au début de la plus grande révolution agricole (et écologique) de l’histoire de l’humanité. Les immenses progrès du « monde du silicium » (l’informatique, le numérique et maintenant l’intelligence artificielle) vont pouvoir enfin permettre de connaître le « monde du carbone », en particulier les bactéries et les champignons, et de passer des alliances avec lui. Cela va remettre radicalement en cause trois des pratiques les plus importantes et les plus répandues sur la planète agricole : le labour, l’épandage d’engrais minéraux et la diffusion de pesticides.

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On s'aperçoit maintenant que ce n'étaient que des pispis-aller, pour cultiver quand même malgré notre ignorance crasse de la structure même du vivant.

Le labourlabour, en particulier, remettait tout à zéro chaque année, en détruisant certes nombre d'éléments indésirables - en particulier les « mauvaises herbes » (adventicesadventices) - mais au prix d'une destruction systématique de la vie du sol.

En prenant du recul, on peut estimer que ce que l'on a longtemps appelé le « travail du sol » consiste en fait à tuer la vie qui s'y trouve ! On n'aère pas le sol, on le tasse et le compacte, provoquant ensuite ruissellement et érosion.

On crée ainsi une...
[Courte citation de 8% de l'article original]