Les grandes manœuvres ont débuté pour proposer une connectivité satellitaire à même d’éradiquer une fois pour toutes les zones blanches. Relié à un satellite, un smartphone lambda pourra bientôt passer des appels téléphoniques et naviguer sur internet que son propriétaire soit situé en rase campagne, en haute montagne, en plein désert ou au milieu de l’océan.
Aux Etats-Unis, plusieurs acteur du « new space » se positionnent sur ce nouveau marché potentiellement très lucratif. Lynk Global, AST SpaceMobile, filiale commune d’AT&T et Verizon, ou plus récemment Skylo Technologies entendent bien concurrencer le leader Starlink, parti avec un train d’avance avec son offre « Direct to Cell ».
La France, acteur historique de l’industrie spatiale, ne veut pas rater le coche de ce « Direct to Device » (D2D) par satellite. En cette rentrée, le Centre national d’études spatiales (Cnes) a sélectionné deux projets dans ce domaine, financés dans le cadre du programme d’investissement France 2030.
L’ESN Capgemini, le groupe industriel Thales, et Thales Alenia Space, coentreprise détenue par Thales (67 %) et l’italien Leonardo (33 %), ont été retenus dans le cadre du projet « U DESERVE 5G ». Son objectif : démontrer la faisabilité d’établir des communications directes entre satellites et terminaux mobiles ou fixes.
Pour cela, un satellite de démonstration en orbite basse sera déployé afin de tester l’interopérabilité...
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