Laurence Florisca Rivard se soucie des dommages collatéraux

Christian Saint-Pierre - Le Devoir - 06/09
Son premier roman expose les dégâts causés par un agresseur sexuel sur son entourage immédiat.

Originaire de l’Île-aux-Chats dans les Basses-Laurentides, arrière-petite-fille d’un immigrant italien, Laurence Florisca Rivard a déjà, à même pas 30 ans, un parcours riche et contrasté. Elle s’est notamment mesurée à la forêt abitibienne (où elle a planté des arbres) et à la restauration montréalaise (où elle a rempli des panses).

« Mes quatre étés en Abitibi ont été très exigeants physiquement et mentalement, explique l’autrice en évoquant l’univers très masculin dans lequel elle a dû évoluer alors qu’elle n’avait que 17 ans. On était deux filles pour trente-cinq gars. Je vous laisse imaginer ce que j’ai pu entendre. » Ce n’était, semble-t-il, pas beaucoup mieux dans les restaurants de la métropole où elle a travaillé ensuite : « J’ai pu constater comment les microagressions sont courantes et comment elles don...
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