Zverev, le mur en pleine face

Eurosport - 31/08
Alexander Zverev n'en finit plus de décevoir. Pour la première fois depuis sept ans, il vient d'enchaîner deux Grands Chelems sans atteindre la 2e semaine.
Il ne faut jamais dire jamais. Alexander Zverev remportera peut-être un tournoi du Grand Chelem, un jour. Mais si ce n'est pas le cas et, pour être tout à fait clair, c'est davantage vers cette direction que sa trajectoire semble l'emmener, l'année 2025 restera sans doute comme un tournant définitif. Le moment où même lui a peut-être compris, voire admis, que le principal titre auquel il pourrait prétendre à l'heure de la postérité serait purement honorifique : celui de meilleur joueur de l'histoire à ne pas avoir gagné de Grand Chelem. Une forme de consécration mémorielle, quand bien même ce n'était pas celle de ses rêves d'enfance et de ses ambitions de champion.
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Ces derniers mois ont changé beaucoup de choses. Peut-être tout. L'Allemand avait abordé 2025 rempli d'espoirs et d'ambitions. Il avait donné l'impression d'avancer à la fin de la saison précédente. Beaucoup de victoires, un titre à Bercy, un statut de numéro 2 mondial, calé entre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz. On le voyait s'imposer des séances d'entraînement d'une heure dès la sortie du court après chaque match. Il prêchait la bonne parole. La sienne. Le chapelet de ses bonnes résolutions : être plus agressif, plus conquérant, tout ce qu'il fallait pour franchir la dernière marche.
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Derrière le discours restait à poser les actes, histoire de chasser les doutes. Ceux que chaque gros match laissait apparaître au grand jour, et pas seulement face à Sinner et Alcaraz, ses deux dernières cibles. À l'US Open et au Masters, c'est contre Taylor Fritz qu'il avait calé. La panne sèche, en quart de finale à New York et en demie à Turin. Cela n'augurait pas du meilleur. Disons que l'on demandait à voir. On a vu. Et on a compris. Ce Zverev-là ne gagnerait jamais un Grand Chelem, sauf à se transfo...
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