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Celui qui ne voulait ressembler à personne
Eurosport -
31/08
Adrian Mannarino dispute ce dimanche son premier huitième de finale à l'US Open face à Jiri Lehecka. Au bout, peut-être, le premier quart en Grand Chelem.
Et dire qu'au début, il était un peu l'archétype du joueur français, nourri au goût du geste beau et du tennis champagne. Quand il a débarqué sur le circuit et signé son premier coup d'éclat en atteignant les demi-finales du Moselle Open en 2008, à l'âge de 20 ans, Adrian Mannarino était d'ailleurs un peu perçu ainsi : un gaucher talentueux, mais assez indolent, façon Marcelo Rios, l'une de ses idoles d'enfance. Dix-sept ans plus tard, alors qu'il va tenter ce dimanche, face à Jiri Lehecka, de se hisser pour la première fois de sa carrière pour les huitièmes de finale d'un Grand Chelem, on peut dire qu'il a bien changé.
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Laurent Vergne le disait l'autre jour dans ces colonnes : dans un tennis français qui brille par sa densité et sa diversité, on trouve vraiment de tous les styles par chez nous. C'est vrai. Mais le style Adrian Mannarino, en revanche, on ne le trouve nulle part ailleurs. Même s'il est amplifié par le son de la télé, écoutez le bruit de la balle qui sort de sa raquette : il n'y en a pas, ou presque. Normal. Avec son filet à papillon en guise de cordage (entre 10 et 12 kg de tension), Adrian caresse la balle plus qu'il ne la frappe. Ne cherchez pas : c'est unique en son genre.
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Quand on le regarde jouer, ça a l'air tellement facile… Il dénote par rapport à nous qui avons l'air de souffrir à chaque frappe.
C'est aussi, en plus de son amour pour le tennis, l'une des raisons de son exceptionnelle longévité. "Manna" ne meurtrit pas son corps à envoyer des souches. Son geste semble dénué du moindre effort apparent. Son talent à lui, ce fameux talent qu'on a souvent du mal à repérer, est incontestablement là. Associé au gaucher val-d'oisien l'an dernier en United Cup, la néo-retraitée Caroline Garcia s'en était d'ailleurs émue auprès de l'ATP : "Quand on le regarde jouer, ça a l'air tellement facile… Il dénote vraiment par... [Courte citation de 8% de l'article original]
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