Plus de 16 000 hectares partis en fumée, un mort, 25 blessés, 36 habitations détruites, c’est le terrible bilan du méga-feu qui a ravagé l’Aude. Selon les autorités, cet incendie est le plus important depuis la création de la base de données nationale des incendies en France en 2006. Même si, avec le changement climatique, la France n’est pas, tant s’en faut, le seul pays confronté à ce fléau, elle est de plus en plus impactée : en 2025, le nombre d’hectares brûlés est déjà 3,5 fois plus important que la moyenne des 18 années précédentes.
Il faut dire qu’avec 16,9 millions d’hectares de forêt, la France est le quatrième pays le plus boisé d’Europe. La grande majorité de ces incendies sont d’origine humaine, même s’ils ne sont pas forcément criminels. Dans le sillage des méga-incendies qui avaient frappé la Gironde, le législateur a adopté le 10 juillet 2023 une loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie. Ce texte a notamment encore renforcé l’obligation légale de débroussaillement (OLD) instaurée en 1985. Elle peine malheureusement à être respectée.
Si, pour éviter la propagation d’incendies, débroussailler autour de chez soi est toujours recommandé, cela peut être obligatoire. Si vous habitez à 200 mètres ou moins d’une forêt, d’une zone de garrigues, de landes ou de maquis, vous êtes peut-être soumis à l’OLD ; celle-ci est encadrée par les articles L134-5 à L134-18 du Code forestier. Les modalités du débroussaillement sont définies par arrêté préfectoral.
Débroussailler n’implique évidemment pas d’abattre tous les arbres, mais de réduire la couverture végétale : il s’agit de couper l’herbe, les buissons et les arbustes, d’enlever les banches mortes et de ma...
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