Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur caractérisé par l’alternance d’épisodes d’excitation allant de l’irritabilité à l’euphorie (on parle de manie ou d’hypomanie) et de périodes de dépression parfois profonde.
Cette affection psychiatrique est susceptible de compromettre la vie socio-professionnelle du malade et l’expose à un risque de suicide.
Ce trouble est souvent associé à d’autres troubles psychiatriques, mais aussi à des troubles addictifs (alcool, drogues, médicaments).
Les soins psychiatriques permettent cependant à la majorité des patients de conserver une vie normale.
- En France, la prévalence est de 1 à 2,5 % (1), indépendamment de l’origine ethnique, du groupe socio-économique ou du sexe.
- Le trouble bipolaire du type I (forme la plus grave) concerne 0,6 % de la population en général (2).
Le DSM V (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) distingue les bipolaires de type I, II et III.
La bipolarité de type I
Elle est la forme la plus invalidante. « Elle est caractérisée par la présence d'au moins un épisode maniaque au cours duquel les symptômes d’excitation sont tels, qu’ils peuvent compromettre la vie socio-professionnelle du patient et souvent nécessiter une hospitalisation. Des manifestations psychotiques (idées délirantes et/ou hallucinations) intègrent parfois ce tableau clinique bruyant », explique le docteur Clara Brichant-Petitjean, psychiatre au GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences.
Les malades sont touchés par au moins un épisode dit d’« hypomanie » et un épisode dépressif majeur. « L’excitation liée à l’hypomanie est moindre que celle rencontrée dans la manie. Elle a moins d’impact socio-professionnel et ne nécessite pas toujours une hospitalisation. Les patients ne présentent pas souvent de symptômes psychotiques », selon la spécialiste.
Il en existe deux sous types :
Ce trouble psychiatrique a été décrit pour la première fois en 1854 par deux psychiatres français : Falret et Baillarger. Il faudra attendre 1889 pour que le psychiatre allemand K...
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