La pression monte autour d’EDF. La décision de céder 64 % de sa filiale Exaion au groupe américain Mara n’est plus aussi assurée qu’elle ne l’était début août. Vendredi 22 août, le ministère de l’Économie a confirmé avoir demandé à EDF de rouvrir le dossier. "On demande à EDF de rouvrir le sujet et de le réévaluer", a indiqué Bercy à l’AFP, précisant que "c'est comme si on suspendait la procédure avec Mara le temps de se réinterroger".
Le projet de vente soulève des tensions politiques. La cession d’Exaion, spécialiste du calcul de haute performance et de la blockchain, pour 168 millions d’euros, avait pourtant été officialisée le 11 août. Mais très vite, des voix se sont élevées pour dénoncer le transfert d’une technologie stratégique française à un acteur étranger.
"Allons-nous brader les pépites tech souveraines qui grandissent en France ?", s’est insurgé sur X Antoine Armand, député EPR et ancien ministre de l’Économie.
L’affaire, qui aurait pu se conclure discrètement, s’est transformée en cas politique. Exaion est une filiale d’EDF Pulse Ventures, branche capital-risque de l’énergéticien public, détenu à 100 % par l’État. EDF avait salué une "opportunité majeure pour Exaion d'accélérer son dével...
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