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"Partir un jour", "Connemara"... Le transfuge de classe n'est plus ce qu'il était
Par Agnès LaurentPublié le 24/08/2025 à 12:00 - L'Express -
24/08
Exit Annie Ernaux, Didier Eribon, Edouard Louis ? Le cinéma et la littérature revisitent la figure du transfuge de classe. Plus tendre, plus joyeuse.
Ces derniers temps, sur les écrans de cinéma ou les étagères des librairies, le monde a une curieuse tendance à se diviser en deux catégories de personnages : ceux qui partent et ceux qui restent. En mai, dans le film Partir un jour d’Amélie Bonnin projeté en ouverture du festival de Cannes, Juliette Armanet est une cuisinière parisienne version Top chef, obligée de revenir dans le "routier" de ses parents. Bastien Bouillon, lui, incarne son amour de jeunesse. Mêmes potes, mêmes rituels, immobile. Le 10 septembre, Bastien Bouillon reviendra dans Connemara, le film adapté du roman de Nicolas Mathieu, en ex-star locale de hockey sur glace, face à une Mélanie Thierry, partie-revenue dans leur ville de l’est de la France après un burn-out.
En cette rentrée littéraire, plusieurs romans explorent à leur tour, et avec plus ou moins de bonheur, cette question. La Bonne mère, formidable premier roman de Mathilda di Matteo (L’iconoclaste), organise la confrontation de Clara et de Véro, sa cagole de mère, à coups d’aller-retour Marseille-Paris ; plus sombre, Le Lotissement de Claire Vesin (La manufacture de livres) revient avec une extrême justesse dans la France pavillonnaire des a... [Courte citation de 8% de l'article original]
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