Difficile de reconnaître la Tranche-sur-Mer chère à Georges Clemenceau, président du Conseil et ministre de la Guerre de 1917 à 1920, en cette chaude journée d’août 2025. Ses « dunes, vallonnantes, ou montant en crêtes, comme une tempête furieuse qui, tout à coup, se serait figée » , ont laissé place à des géants en béton qui s’alignent sur le front de mer jusqu’à l’infini.
Ce texte issu du recueil Figures de Vendée paru à titre posthume en 1930 aurait été écrit en 1903, selon Jean-Pierre Bouchet, 84 ans, membre de l’association Autrefois La Tranche , et la plateforme Gallica. À ce moment-là, ce natif de Vendée qui allait être surnommé « Le Tigre » pour sa férocité dans les combats politiques, était, à 62 ans, sénateur du Var.
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« Il venait régulièrement à la Tranche-sur-Mer et logeait dans la maison secondaire d’amis, les Phélipon », précise Michel Guicheteau, 84 ans, également membre de l’association Autrefois la Tranche. L’ancien journaliste devenu homme politique savoure : « la grondante caresse de bête heureuse [de la mer] vient jusqu’aux vignes du jardin sous ma fenêtre ». Des ceps que l’on distingue encore, sur une photo aérienne prise en 1930 pour une carte postale.« Elles appartenaient aux Phélipon. Mais des gars du pays les cultivaient », détaille Michel Guicheteau.
Aujourd’hui, le champ a disparu, remplacé par un parking pour les vacanciers, devant le camping de la Baie d’Aunis, fondé par des descendants des hôtes de Clemenceau. La maison, elle, est encore visible entre les haies et les feuillages du camping.