Lorsqu’un drame survient en ligne, comme la mort en direct du streamer Jean Pormanove sur la plateforme Kick, l’émotion se mêle rapidement à une question plus froide : qui est responsable, et qui peut agir ?
En France, c’est le parquet de Nice qui a ouvert une enquête judiciaire. Mais les limites juridiques apparaissent rapidement dès lors qu’une plateforme est hébergée à l’étranger.
Dans ce cas précis, Kick, fondée par les entrepreneurs australiens Bijan Tehrani et Edward Craven, était jusqu’alors sans représentant légal connu dans l’Union européenne.
Une situation qui entravait les procédures légales françaises, malgré la diffusion de contenus potentiellement illicites depuis des mois. Ce n’est qu’après le drame que l’Arcom affirme avoir "été informée ce jour, par la Commission européenne, de la désignation d’un représentant légal de Kick.com à Malte".
Malgré plusieurs signalements, dont celui de la Ligue des Droits de l’Homme en début d’année, aucune réponse concrète n’avait été apportée par les autorités françaises. Il aura fallu 6 mois pour obtenir une réaction de la part de l’Arcom, ce que regrette Nathalie Tehio, présidente de la LDH...
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