Le 30 avril 1945, vers 14 h 30, le majordome d’Hitler, Heinz Linge, découvre les corps inanimés d’Adolf Hitler et d’Eva Braun dans le petit salon que le dictateur s’est attribué au plus profond du Führerbunker, son dernier refuge dans ce Berlin que l’Armée rouge pilonne sans relâche depuis des semaines. Hitler est assis sur le canapé, tassé sur lui-même, la tête penchée vers l’avant, les yeux ouverts. Le Walther PPK dont il s’est servi pour se tirer une balle dans la tempe droite est tombé à ses pieds. La jeune femme blonde assise à ses côtés est morte également, les jambes repliées sous elle, la tête renversée, les lèvres crispées et bleutées par le poison : Eva Braun, ou plutôt Eva Hitler, depuis 36 heures à peine.
Heinz Linge n’est pas surpris : le matin même, Hitler a confié son intention d’en finir à son entourage. Il a aussi donné des consignes précises sur ce qui doit advenir de sa dépouille et de son épouse. Ses consignes sont scrupuleusement suivies. Les corps des deux époux sont extraits du bunker et déposés au fond du cratère qu’une bombe a laissé dans le jardin de la Chancellerie. 200 litres d’essence sont répandus sur les cadavres, vite calcinés par les flammes. Il ne reste plus grand-chose d’Hitler ni de celle qui est entrée seize ans plus tôt dans son existence. Découvrez tous les épisodes de n...
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