Dur avec les faibles, faible avec les forts. Le président américain a une nouvelle fois étalé les limites de sa diplomatie spectacle et de son tropisme pour les dictateurs. Le sommet avec Poutine était censé déboucher sur un cessez-le-feu en Ukraine. C’est un échec. Ou sur un clash entre Washington et Moscou. Et il n’a pas eu lieu non plus.
Le spectacle indigne d’un président américain multipliant les hommages à un homme recherché par la Cour pénale internationale pour crime de guerre donne une bien triste image de l’Amérique. Il était possible de négocier sans dérouler le tapis rouge d’Anchorage, sans applaudir son hôte sur le tarmac, sans partager sa limousine, sans en faire un modèle de démocrate. Trump a fait du Trump et au-delà du spectacle, les résultats se font attendre.
Selon le président américain, « de grands progrès » ont été accomplis. On ignore lesquels, car il a refusé de préciser les points objet d’un éventuel consensus, tout comme le « gros point » faisant encore obstacle. Poutine, selon lui, ne voudrait pas d’un cessez-le-feu mais d’un résultat plus ambitieux, u...
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