Franz-Olivier Giesbert : « Brassens a écrit la plus belle chanson du monde »

David Doucet - LePoint - 16/08
PANTHÉON. Franz-Olivier Giesbert partage les œuvres, les visages et les passions qui peuplent son imaginaire : des Bee Gees à Kubrick en passant par Flaubert.

En vacances, Franz-Olivier Giesbert a troqué ses éditos dans nos colonnes contre des bains de soleil à Sète mais pas question pour autant de mettre son esprit au repos. Pour la peine, il a accepté d'ouvrir grand les portes de son panthéon culturel, convoquant Hugo, Brassens, Kubrick ou encore les Beach Boys.

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Éditorialiste au Point et ancien directeur du journal, il publiera le 23 octobre prochain Voyage dans la France d'avant chez Gallimard, après le succès de son Histoire intime de la Ve République en trois volumes. Installé tout près de sa bibliothèque, il nous entraîne parmi ses livres, ses disques et ses films de chevet, avec ce mélange d'enthousiasme et de malice qui le caractérise.

Le Point : Quand vous pensez à votre enfance, quel premier souvenir culturel vous revient ? Un livre, un film ?

Franz-Olivier Giesbert : À 9 ans, quand j'ai lu Quatrevingt-treize de Victor Hugo. Dans la maison de mes parents, au bord de la Seine, en Normandie, il y avait une pièce qu'on appelait la bibliothèque. J'y passais beaucoup de temps, notamment quand il pleuvait. J'avais commencé beaucoup de livres sans les finir, mais celui-là, je l'ai dévoré. À cet âge, je ne comprenais pas tout, bien sûr, mais je l'ai souvent relu par la suite et trouvé chaque fois meilleur.

C'est un livre d'une grande intelligence, qui donne presque tous les points de vue. Hugo est au sommet de son art : il feint d'admirer Robespierre ou Da...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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