Alain Juillet (1): « la logique voudrait qu’on négocie avec la Russie ».

Malijet - MaliJet - 15/08
Alain Juillet (1): « la logique voudrait qu’on négocie avec la Russie ».

Alain Juillet (1): « la logique voudrait qu’on négocie avec la Russie ».

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Date : il y a 2 heures

Donald Trump a annoncé que ses discussions avec Vladimir Poutine pour résoudre la guerre en Ukraine seraient basée sur un « échange de territoires ». Mais Volodymyr Zelensky a d’ores et déjà prévenu que « les Ukrainiens n’abandonneront pas leur terre aux occupants »
Des territoires « échangés », et des vies qui risquent de basculer à jamais. Les Ukrainiens attendent dans l’angoisse les résultats du sommet prévu vendredi 15 août, en Alaska, entre Poutine et Trump Les deux hommes vont se rencontrer sous un ciel pluvieux pour la première fois depuis le début de l’invasion russe en 2022 pour tenter de trouver une manière de mettre fin au conflit.  Il est utile à ce stade de relire l’entretien que nous accordait peu après le déclenchement de la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Alain Juillet est à la fois un homme de terrain, un maitre du Renseignement, un spécialiste de l’Intelligence Economique, de la stratégie d’entreprise et de la gestion de crise. Sa certitude sur la guerre de Poutine en Ukraine : Ce sont les Etats-Unis (qui nous mènent en bateau) qui l’ont provoquée (sous la présidence de Joe Biden).  Il exclut par ailleurs le risque d’un recours à l’arme nucléaire.
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Un entretien avec Joelle Hazard Alain Juillet fut officier dans les commandos parachutistes du Service Action du SDECE ; avant de devenir dirigeant d’entreprises (Pernod- Ricard, Suchard Tobler, Union laitière Normande, Marks et Spencer). Sous la présidence de Jacques Chirac il devient Directeur du renseignement de la DGSE, puis Haut responsable chargé de l’Intelligence Economique auprès du Premier Ministre jusqu’en 2009. Conférencier à l’ENA et à l’ENM (Ecole Nationale de la Magistrature) il est par ailleurs administrateur ou membre du Conseil de Surveillance de plusieurs sociétés françaises. C’est un fin connaisseur de la Russie, de la Chine, ou encore de l’Afrique. Le Maghreb, le Liban, les Etats Unis, l’Arabie Saoudite, l’Amérique du Sud n’ont aucun secret pour lui. *Q.Vous avez eu la haute main sur le Renseignement français. Nos Services de renseignement ont-ils été au niveau sur le dossier Ukraine ? l’État français aurait-il pu faire davantage dans sa gestion de la crise qui a précédé l’invasion ? J’ai été le directeur du renseignement il y a 20 ans. Depuis, les techniques et les méthodes ont changé. Je ne peux pas vous dire comment cela se passe aujourd’hui, parce que je n’y suis plus. Ceci étant, il faut faire très attention quand on dit que les Services de renseignement n’ont pas été bons, n’ont pas prévenu, n’ont pas alerté l’État. C’est beaucoup plus compliqué que cela… En réalité, tous les Services de renseignement européens – je parle des continentaux, je ne parle pas de l’Angleterre – savaient qu’il y avait de fortes tensions en Ukraine, qu’il y avait un risque de guerre en Ukraine, mais tout le monde savait aussi que la raison rendait inconcevable qu’on puisse faire la guerre à ce moment-là.  Et, contrairement à ce que les gens veulent croire, les chefs d’État sont raisonnables… C’est pour cela que les Services français, com...
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