Un geste ancestral. Une image éternelle. A Lourdes, la lueur d’une flamme accompagne, sans interruption, les prières du pèlerin. Devant l’incontournable source, où les candélabres ne s’éteignent jamais, en procession nocturne ou au sein des basiliques. Cet éclat, ravivé par les feutiers, un métier à part entière, guide les pas des croyants du monde entier accueillis au sanctuaire. Après la dégringolade due au Covid, la fréquentation est repartie en flèche. 3,2 millions de personnes ont fait le voyage en 2024. De Pâques aux premiers frimas de l’hiver.
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Cette coutume est ancrée depuis les apparitions de Marie décrites par Bernadette Soubirous. Robe blanche, ceinture bleue et « rose jaune sur chaque pied »… La bergère de 15 ans, seule à voir et à entendre la Vierge, en a décrit dix-huit au total. Toutes ont eu lieu entre le 11 février et le 16 juillet 1858, devant la grotte de Massabielle. Au bord du bouillonnant gave de Pau dévalant des cimes enneigées des Pyrénées. Toutes ont été reconnues par l’Église catholique.
Depuis, trois gestes rythment le rituel du visiteur dans ce haut lieu de la chrétienté : effleurer le rocher de la grotte, boire ou se laver à la source et faire briller la lumière de la foi. « Ce qui signifie, allumer un cierge », fait remarquer Guillaume de Vulpian, directeur du sanctuaire marial qui emploie 340 salariés. Résultat : Lourdes, petite bourgade perdue au milieu des montagnes, s’est hissée au rang de championne de France de l’espérance, de la capacité hotellière, de la guérison miraculeuse… et du cierge artisanal. « C’est l’endroit de France et d’Europe, avec Notre-Dame de Fatima, au Portugal, où il s’en brûle le plus ». Un geste qui rappelle « celui que tenait Bernadette » lors de la q...
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