Non, trois semaines de vacances ne suffisent pas à effacer la fatigue de l’année

Romane Ganneval - LePoint - 11/08
La durée de ces moments de détente importe peu face à notre incapacité à échapper aux sollicitations intentionnelles et à la tendance à inscrire les congés dans une logique de performance.

Toute l'année, vous travaillez comme un dingue, en vous accrochant à une promesse : bientôt, vous lèverez le pied. Trois semaines au soleil, sans dossier urgent, sans visio ni rendez-vous client. Juste le chant des cigales, quelques pages d'un best-seller à tourner, le corps affalé sur un transat.

La newsletter Économie

Tous les jeudis à 17h

Recevez le meilleur de l’actualité économique.

Votre adresse email

Votre adresse email n'est pas valide

Veuillez renseigner votre adresse email

Merci !Votre inscription a bien été prise en compte avec l'adresse email :

Pour découvrir toutes nos autres newsletters, rendez-vous ici : MonCompte

En vous inscrivant, vous acceptez les conditions générales d’utilisations et notre politique de confidentialité.

L'image est belle. Elle suppose tout de même quelques conditions, et pas des moindres : avoir les moyens de partir de chez soi, ne pas avoir d'enfant en bas âge, ni traîner des ados qui soupirent dès qu'on leur propose une activité ou qu'ils s'ennuient. Mais aussi, réussir à faire taire cette petite voix coupable qui voudrait nous faire croire que ne rien faire, c'est mal. Bref, à couper pour de vrai.

« C'est ma carotte mentale »

Quand il était enfant, Julien rêvait de devenir vétérinaire. Mais avec un bac obtenu dans la douleur et une aversion marquée pour les mathématiques, il a dû renoncer. Et comme beaucoup, il a misé sur ce qu'il avait : du bagout. Aujourd'hui, à 47 ans, il est commercial dans une entreprise qui vend des fenêtres dans le sud de la France.

C...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...