Au Salon du Bourget, comme lors de son discours aux armées la veille de la Fête nationale, le président de la République a exprimé sa volonté de redonner au spatial français un cap axé sur la défense. La composante spatiale devrait largement bénéficier de l’augmentation du budget des armées annoncée le 13 juillet. Mais cela ne se fera pas sans sacrifices.
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Vendredi 20 juin, le président de la République est en visite au Salon de l'Air et de l'Espace au Bourget. Une habitude bien ancrée : on le sait passionné par le spatial. Mais, différence notable avec sa visite précédente, la ligne directrice de son « inspection » s'est pleinement orientée sur les enjeux de défense, un domaine dans lequel les armées françaises excellent, mais n'égalent en aucun cas la capacité des forces américaines, russes ou chinoises.
“Nous, Européens, devons désormais assurer notre sécurité nous-mêmes”
La suspension de l'aide américaine à l’Ukraine en mars dernier, après l'échange délirant entre les présidents Trump et Zelensky à la Maison Blanche, a radicalement changé les stratégies de défense de l'Europe, qui est en manque d'appui spatial pour égaler les capacités de renseignement de leur très versatile allié américain. « Nous, Européens, devons désormais assurer notre sécurité nous-mêmes », a déclaré Emmanuel Macron le 13 juillet lors de son discours aux armées.
La menace russe
Le rapport de force dans l'espace entre la France et la Russie remonte à 2017, quand la Russie est accusée d'avoir espionné le satellite militaire franco-italien Athena-Fidus en orbite géostationnaire. Cet incident a d'ailleurs provoqué la création du Commandement de l'espace au sein de l'Armée de l'Air - ...
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