Le gaspillage qui paralyse nos soins à domicile

Stéphanie Grammond La Presse - La Presse - 26/07
Voici l’histoire d’un ergothérapeute qui a parfois l’impression de travailler dans la maison des fous des 12 travaux d’Astérix tellement la bureaucratie des CLSC est aberrante.

Voici l’histoire d’un ergothérapeute qui a parfois l’impression de travailler dans la maison des fous des 12 travaux d’Astérix tellement la bureaucratie des CLSC est aberrante.

Publié à 5 h 00

Il perd une grande partie de ses semaines à faire des démarches inutilement compliquées, au lieu de se consacrer pleinement aux soins à domicile.

Par exemple, ça peut lui prendre une dizaine d’heures pour obtenir un ambulateur – une sorte de marchette avec des freins –, alors qu’il ne lui faut qu’une dizaine de minutes pour obtenir le même équipement pour une personne couverte par la SAAQ ou la CNESST.

Qu’est-ce qui prend autant de temps ? Il faut remplir de longs formulaires, visiter le patient à plusieurs reprises… Lorsque celui-ci est prestataire de l’aide sociale, c’est encore plus compliqué. L’ergo doit faire d’autres démarches fastidieuses pour que l’aide sociale rembourse une partie de l’ambulateur qui vaut environ 300 $.

Un programme gouvernemental en rembourse une autre partie. Mais on s’entend qu’à la fin, c’est le même contribuable qui pa...
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