Dans l'ombre, il a été un des artisans du début de saison tonitruant de Team Vitality. Arrivé au club français fin 2023, Jack Birtwhistle opère en coulisses pour son équipe Counter-Strike, qui vient de remporter ses sept derniers tournois dont le prestigieux tournoi d'Austin, en tant que manager de la performance. Un poste similaire à celui que cet Australien de 35 ans, diplômé de psychologie, avait déjà occupé dans le rugby, au Connacht (Irlande) entre 2020 et 2021 puis aux Harlequins (Angleterre) de 2022 à 2023.
Alors que les Abeilles s'apprêtent à reprendre le cours de leur saison ce samedi, en faisant leur entrée en lice aux IEM Cologne, l'homme de l'ombre a pris le temps de raconter son travail. Pour attester, notamment, des « nombreuses similitudes » entre CS, le ballon ovale et, a fortiori, le sport classique.
Jack Birtwhistle : « Avant de rejoindre Vitality, j'ai principalement travaillé dans le rugby. Mais les défis mentaux et les exigences psychologiques de la haute performance dans Counter-Strike sont exactement les mêmes que dans le sport traditionnel. On est tous humains, c'est ce qui nous relie, que ce soit sur un terrain de rugby ou sur un serveur CS. Notre façon de répondre au stress et à la pression est ancrée en nous, ce n'est pas lié au jeu qu'on pratique, mais à notre nature.
Seul le contexte change : au rugby ou au football, beaucoup de jeunes passent par des académies où ils sont formés depuis tout petits, alors que beaucoup d'esportifs empruntent un parcours différent, n'ont pas forcément une approche professionnelle. Pourtant, on sait que leurs choix de vie ont un impact, que l'activité physique améliore la performance cognitive, ce qui est très important sur CS. »
« Cette année, on a vraiment mis l'accent sur le processus plutôt que sur le résultat. L'objectif, c'était de devenir l'équipe l...
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