Pourquoi la nouvelle loi anticorruption de l'Ukraine compromet ses espoirs d'adhésion à l'UE

Euronews - 24/07
La commissaire européenne chargée de l'élargissement Marta Kos a qualifié la nouvelle loi ukrainienne de "sérieux pas en arrière". #EuropeNews
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Au cours des trois dernières années, l'Union européenne a affirmé son soutien à l'Ukraine dans sa lutte contre l'invasion à grande échelle de la Russie. Celui-ci s'est traduit par une aide financière, des armes et des munitions, une sécurité énergétique, des services d'itinérance, un accord de libre-échange et une protection temporaire pour les réfugiés.

Le prochain budget septennal de l'Union européenne prévoit un fonds distinct et sur mesure d'une valeur de 100 milliards d'euros pour aider à la reconstruction à long terme du pays.

Ce soutien ininterrompu pourrait toutefois fléchir. Pour la première fois, la Commission européenne a critiqué, en des termes très clairs, une nouvelle loi ukrainienne.

Cette loi, adoptée par le parlement à une vitesse qui a semblé prendre Bruxelles au dépourvu, vise à placer deux organismes de lutte contre la corruption - le Bureau national ukrainien de lutte contre la corruption (NABU) et le Bureau du procureur spécialisé dans la lutte contre la corruption (SAPO) - sous le contrôle direct du procureur général, nommé par le pouvoir politique.

Le procureur général sera désormais autorisé à sélectionner les affaires traitées par le NABU et le SAPO et à les réaffecter à d'autres entités de l'État, ce qui, selon les critiques, risque de donner à l'exécutif le pouvoir d'influencer et éventuellement de faire dérailler des enquêtes très médiatisées. Le procureur...
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