Trump a aussi ses vaches sacrées

Stéphanie Grammond La Presse - La Presse - 22/07
Dans une corrida, le toréro qui agite sa cape devant un taureau en colère doit s’attendre à ce que la bête gratte furieusement le sol avant de foncer droit sur la cible.

Dans une corrida, le toréro qui agite sa cape devant un taureau en colère doit s’attendre à ce que la bête gratte furieusement le sol avant de foncer droit sur la cible.

Publié à 5 h 00

Le Canada ne l’a peut-être pas réalisé, mais il a brandi ce genre de cible devant Donald Trump en adoptant, en juin dernier, le projet de loi C-202 qui interdit d’ouvrir davantage le marché canadien du lait, de la volaille et des œufs à la concurrence étrangère.

Pressé par le Bloc québécois, le gouvernement Carney s’est lié les mains avant même de commencer à négocier. Ah ! non, pas question de toucher à la gestion de l’offre ! Peu importe le prix à payer pour le reste de l’économie !

Maintenant, on ne peut pas s’étonner que le président américain fasse monter les enchères en attaquant nos agriculteurs à coups d’arguments fallacieux, pour obtenir davantage de concessions ailleurs.

Il vient encore de reprocher au Canada de faire payer « jusqu’à 400 % » de droits de douane aux producteurs laitiers américains. C’est faux. Mais c’était spécifiquement écrit dans so...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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