Une récente étude sur l’impact des modèles de langage sur notre cerveau et nos capacités cognitives a été mal interprétée dans certains médias, donnant lieu à une légère désinformation sur la question. 

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    L'intelligence artificielleintelligence artificielle - et plus spécifiquement ses derniers rejetons, les Large Language Models (ou LLM) tels que ChatGPTChatGPT d'OpenAI, Gemini de GoogleGoogle ou encore Claude d'Anthropic - cristallise de nombreux débats. Si certains sont légitimes et pertinents au regard des enjeux, d'autres relèvent davantage de la panique morale. C'est le cas d'une récente chronique parue dans Les Échos, signée Gaspard Koenig et sobrement intitulée « Comment ChatGPT grille notre cerveau », qui prête à une étude scientifique à lire sur ArXiv des conclusions... qu'elle ne formule tout simplement pas.

    Pour Albert Moukheiber, docteur en neurosciences et psychologue clinicien, tout part d'un fil Twitter : « Cette désinformation autour d'une prétendue atrophie du cerveau provient à mon avis d'un fil publié par un entrepreneur de la tech qui est probablement tombé dans le piège tendu par les chercheurs... en faisant résumer l'article par un LLM. » En effet, les scientifiques avaient glissé, dans leur pré-publication (l'étude n'ayant pas encore été relue par les pairs), des instructions destinées spécifiquement aux modèles de langage, pour prévenir ce type de dérives.

    « La chronique de Gaspard Koenig reprend largement ce qui est dit dans ce fil TwitterTwitter, ce qui me laisse penser qu'il n'a pas lu l'étude. Et ça se voit e...
    [Courte citation de 8% de l'article original]