Une petite fuite en toussant, une urgence en pleine rue, une envie trop pressante au réveil. On en parle peu, voire pas du tout, et pourtant : l’incontinence urinaire touche près d’1 femme sur 3 après 40 ans, et de nombreux hommes après 60 ans. Ce qui est moins connu, en revanche, c’est que certains médicaments courants peuvent favoriser ou aggraver ces troubles. Et non, ce n’est pas qu’une affaire de vieillesse ou de périnée fatigué.
Quand une perte d’urine est provoquée ou aggravée par un traitement, on parle d’effet iatrogène. Ce n’est pas un symptôme rare : plusieurs classes de médicaments bien connues peuvent perturber le fonctionnement normal de la vessie ou de l’urètre. Et pas besoin de traitement lourd ! Les diurétiques, antidépresseurs ou relaxants musculaires peuvent suffire à déclencher des fuites chez certaines personnes, surtout à partir de 50 ans.
Tout dépend du type de médicament et de la manière dont il agit sur l’organisme. Certains traitements peuvent relâcher les sphincters urinaires, favorisant ainsi les fuites à l’effort (en cas de toux, de rire ou de mouvement brusque). D’autres, comme les diurétiques, surchargent la vessie en augmentant la production d’urine, ce qui peut provoquer une incontinence par urgence, cette envie soudaine et irrépressible d’all...
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