À Wimbledon, la tradition est reine. Le gazon est impeccablement taillé, les tenues immaculées, et les fraises à la crème dégustées dans les allées : tout ici respire l'élégance. Mais une autre habitude, moins officielle, s'était discrètement enracinée cette semaine dans le décor feutré du Grand Chelem londonien : celle d'un Français qui joue les trouble-fêtes, éliminant une tête de série dès la première semaine.
Ce vendredi, cette nouvelle coutume aurait pu se prolonger. Adrian Mannarino, 37 ans, rescapé des qualifications et désormais classé 123e mondial alors qu'il était encore 17e il y a un an et demi, affrontait Andrey Rublev, tête de série n° 14, sur le court n° 3. Mais, le gaucher tricolore s'est finalement incliné en trois sets (7-5, 6-2, 6-3) au terme d'un combat où il n'a jamais su saisir sa chance (avec une seule balle de break convertie sur dix).