Springer, l’éditeur du célèbre journal Nature, vient de lancer une série de nouveaux journaux ultra-spécialisés : Discovery. Une pratique prédatrice venant s’ajouter à celles déjà en place.

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    Si vous pensez que la production de connaissances par les scientifiques est un long fleuve tranquille où règne une atmosphèreatmosphère paisible, vous vous trompez. Si la production de connaissances en elle-même est la partie du travail généralement appréciée par celles et ceux qui font de la recherche, publier ses résultats est une autre paire de manches. Pour cela, il faut soumettre ses articles à des éditeurs scientifiques et c'est un vrai parcours du combattant. 

    Voir aussi

    Open data : l'open science ou la science ouverte

    L’évolution du fonctionnement de la publication scientifique 

    Historiquement, ces derniers ajoutaient une vraie valeur ajoutée : « au début de leur activité, les éditeurs scientifiques, c'est-à-dire les maisons d'édition (1842 pour Springer, par exemple) avaient le même rôle que les magazines d'aujourd'hui. Ils produisaient des éditoriaux, mettaient en page les journaux, commentaient les articles, etc., explique Adrien Fillon, docteur en psychologie sociale au Lapsco, spécialisé en méta-science. L'après-Seconde Guerre mondiale fait émerger les premiers grands changements avec la démocratisation de l'impression. Cela facilite et standardise l'édition des articles scientifiques. Les éditeurs se retirent du travail d'écriture et redirigent leur activité vers le peer-reviewing (relecture par les pairs, ndlr) ».

    À ce moment-là, les maisons d'édition ont encore une raison d'être : le travail d'impressi...
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