Bien au-delà de toute considération fiscale, ce sont bien des avancées technologiques qui ont permis au diesel de se répandre et gagner des parts de marché. Le turbo dans les années 70 a permis à Mercedes d’être le premier à doter une berline de luxe d’un moteur mazouté (la 300 SD de 1977). Audi et BMW ont suivi dans les années 90, puis ce petit monde a présenté dans les années 2000 des variantes équipées de la rampe commune, l’autre révolution du diesel.
Celle-ci a permis d’augmenter les puissances tout en réduisant les consommations (et donc les émissions de CO2). Elle équipe les A8 V6 TDI et BMW 730d de deuxième génération, des berlines huppées conciliant luxe, confort, performances élevées, faibles besoins en carburant et autonomie XXL. Hors de prix en leur temps, ces super routières de PDG sont aujourd’hui accessibles à des tarifs ridicules : dès 5 000 €. Avec laquelle traverserez-vous l’Europe ?
Les forces en présence
Longue (5,04 m) et élancée, l'Audi A8 D3, ici en 2004, affiche un remarquable Cx de 0.27.Audi A8 V6 TDI (2004- 2009) berline 4 portes, 5 places, V6 3,0 l turbo-diesel, 233 ch, 1 830 kg, 243 km/h, à partir de 6 000 €.
Ligne originale mais pataude pour la BMW 730d (5,03 m), ici en 2004, mais son Cx de 0.29 reste très intéressant. Malgré les critiques sur son look, l'E65 reste la Série 7 la plus vendue de toutes !BMW 730d (2003- 2008) berline 4 portes, 5 places, 6-cyl. en ligne, 3,0 l turbo-diesel, 218 ch - 231 ch, 1 975 kg, 235 - 238 km/h, à partir de 5 000 €.
Présentation : même but, approches opposées
Allure très moderne et rassurante pour l'Audi A8 D3, lancée en 2002. Elle conserve la fabrication tout alu inaugurée par sa devancière.Audi a magnifiquement géré sa montée dans le super haut de gamme. Avec la 200 Turbo en 1979, l'aérodynamique 100 C3 en 1982, puis V8 en 1988, pour arriver à l’A8 en 1993. Codée D2, celle-ci se démarque par sa fabrication entièrement en aluminium, gage de bon rapport légèreté/rigidité et remporte un joli succès. Conséquence, sa remplaçante, l’A8 D3, lancée en 2002, recourt à la même formule tout alu mais revoit tout. Rien ne change mai...
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