Mbappé, Warhol et des œufs : la révolution Dior, selon Jonathan Anderson

Gilles Denis - LePoint - 25/06
Les indices distillés sur les réseaux sociaux sur le premier défilé du créateur pour la maison de l’avenue Montaigne créent le désir. Avec ironie et sourire.

Connaissez-vous l'« edging », cette pratique érotique consistant à stimuler les sens jusqu'au bord de l'orgasme sans jamais l'atteindre pour mieux recommencer ? Peut-être pas. Jonathan Anderson, directeur artistique de Dior, lui en maîtrise toutes les phases et tous les effets : il a ainsi fait du « teasing » de sa première collection chez Dior, dévoilée le 27 juin, un jeu de séduction auquel succombent en soupirant d'aise réseaux sociaux et fashion sphère, après une attente de plusieurs mois, où son arrivée avenue Montaigne était le secret le plus connu du luxe, avec effets d'annonce à double détente – il fut nommé à l'homme dès avril, puis à la femme, début juin. Ou comment créer plus que de l'excitation, une envie irrépressible des produits sans même les avoir vus. Un futur « business case » de stratégie d'offre qui sera enseignée un jour à Harvard et à Sciences Po. Voici les secrets de fabrication du désir de marque par le professeur Anderson…

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Un sourire dans un lit

Un premier teasing pour l'Homme de Dio...
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